Une séance de ciné à domicile

17 avril 2019 · 0 commentaire

Depuis que tablettes, ordinateurs, smartphones et autres écrans high-tech ont fait leur entrée dans les familles, nous ne maîtrisons pas toujours ce que regardent les enfants. Chaque week-end, pour l’application Bayam, la plateforme Benshi propose une sélection de films jeune public et guide les familles pour faire leur choix.


 

Le constat est là : en une décennie, les écrans font partie de la vie de nos enfants et créent souvent des tensions éducatives dans les familles : « Ma fille de 7 ans me réclame sans cesse de regarder sur internet des vidéos que je trouve atterrantes de bêtise », déplore Sylvie. Si le pire est souvent très facile d’accès, on peut aussi dénicher le meilleur au détour d’une appli. La plateforme Benshi, donne accès – sur abonnement – à une sélection de films de qualité, choisis et présentés avec soin. Ce sont deux frères passionnés de cinéma qui l’ont fondée. L’un d’eux, Adrien Desanges, explique : « Nous voulons faire du temps d’écran un moment enrichissant, de découverte, dynamique, recherché. Que l’enfant qui regarde ne soit plus dans la consommation passive d’images mais qu’il accède à la cinéphilie. »

 

Une cinémathèque en ligne

Le catalogue proposé est prolifique. La sélection de longs ou courts-métrages est faite avec soin et privilégie des œuvres d’art et d’essai disparues du circuit de diffusion en salle depuis au moins 36 mois. Classés par âge, par durée, par thématique ou par réalisateur, les films réjouissent par leur éclectisme : vous voulez un film de moins de 8 minutes pour un enfant de 4 ans ? Possible ! Vous voulez initier votre petit-fils de 9 ans aux débuts du 7e art ? Possible encore ! Vous voulez voyager sur d’autres continents ? Possible toujours !

 

L’art, le 7e

La plateforme s’est choisi le slogan « Les films qui marquent l’enfance. » L’intention n’est donc pas simplement de passer le temps ou de se divertir. Adrien Desanges l’assure : lorsque son propre fils, âgé de 3 ans et demi, est face à une proposition visuelle, narrative, intelligente, rythmée, son œil n’est pas le même que devant un produit télévisuel conçu pour l’occuper et le divertir uniquement : « Proposer le cinéma, c’est proposer une rencontre. Car, comme pour toute œuvre d’art, découvrir un bon film, c’est rencontrer son auteur et l’écouter nous parler, penser le monde avec lui. »

 

Affûter le regard

Les langages visuels sont multiples, et un regard se nourrit de leur diversité. En découvrant ainsi de nouvelles œuvres, avec ou sans paroles, en couleurs ou en noir et blanc, en images de synthèse ou en papiers découpés… l’œil est surpris, déstabilisé parfois, puis s’affûte et devient aussi plus critique. Davantage encore si l’on regarde ces œuvres ensemble, pour en discuter ensuite, s’interroger sur les intentions de leurs auteurs.

Vous pouvez découvrir sur Bayam, du vendredi soir au dimanche minuit, un film soigneusement choisi par Benshi. Vous verrez : il ne manque plus que le grand écran, l’ambiance de la salle obscure et l’odeur des pop-corn !

Anne Bideault

 

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